Un nouveau chirurgien orthopédiste et traumatologue est arrivé à la clinique d’Alençon (Orne) en la personne de Marc-Henri Rosas. Il est arrivé ce mercredi 21 janvier 2026 après plus de quinze ans passés à la clinique du sport à Angers (Maine-et-Loire) : « La Clinique m’a sollicité pour les rejoindre. C’est un nouveau challenge pour moi parce qu’à Angers, l’offre de soin est très fournie. C’est l’occasion de venir dans un endroit où elle l’est moins. . Il est spécialisé dans la chirurgie du genou et des hanches principalement avec notamment, la pose de prothèse, mais aussi la ligamentoplastie, l’arthroscopie, l’ostéotomie, l’hallux valgus et le canal carpien.
« Les équipes de chirurgie orthopédique sur Alençon diminuent sans successeur avec notamment mon ami Denis Pichereau et le docteur Sanouiller qui viennent de prendre leur retraite », explique le chirurgien. « Pour la qualité de suivi des soins, c’est intéressant que l’équipe de la clinique s’étoffe d’un deuxième chirurgien ». Il ne débarque pas dans l’inconnu puisqu’il est ami avec son nouveau collègue Christophe Dimech avec qui il a étudié à Caen (Calvados)
L’éducation thérapeutique
Marc Henri Rosas débarque d’Angers avec sa méthode d’éducation thérapeutique dans ses bagages : » C’est une nouvelle façon d’approcher le patient pour qu’il soit tranquille, apaisé et préparé. Le stress entre beaucoup en jeu, l’alimentation aussi, on trouve plein de petites solutions pour faire en sorte que le patient souffre moins après l’opération ». Pour l’éducation thérapeutique, le médecin, ou une infirmière, échange avec le patient pour qu’il « réfléchisse à ce qu’est la chirurgie et à comment il va pouvoir s’organiser, lui de son côté, pour guérir plus vite ».
Une méthode qu’il met au point depuis quinze ans en rencontrant des collègues aux quatre coins du monde pour échanger avec eux sur leurs manières de travailler. Chicago (Illinois), Angleterre, Bruxelles (Belgique), Lyon (Rhône)… De son point de vue, les Européens sont « assez pointus » alors que les Américains sont « très organisés ». Une différence qu’il explique par le coût des opérations financé à 100 % par les patients américains : « Ils n’ont pas intérêt à rester longtemps en hospitalisation. C’est pour ça que les solutions antalgiques pendant l’intervention viennent de là-bas ». Comprendre ici, des antidouleurs injectés directement pendant l’opération qui permettent de contrôler la douleur dès le départ.
Une ouverture d’esprit
Certaines spécialités comme le traitement du diabète, des maladies chroniques ou du cancer ont déjà mis en route cette éducation thérapeutique, « notre spécialité est l’une des dernières à l’avoir mis en place ». Pouvoir l’appliquer à Alençon était une condition importante de son arrivée : « Je ne peux pas le faire sans une équipe soudée qui comprend la place du patient au centre de la prise en charge. Ici, il y a un soutien à cette façon de faire et une ouverture d’esprit tout à fait adaptée à ce projet de proximité du patient ».


